Économie verte

De Solecopedia
Révision datée du 7 avril 2012 à 15:41 par WikiWiseco (discussion | contributions) (Références)
Aller à : navigation, rechercher

Généalogie

De l’économie de l’environnement à l’économie verte

L’économie de l’environnement est née à la fin des années 80. L’économiste de l’environnement standard David Pearce a publié une série de 6 volumes reprenant les approches classiques en économie de l’environnement. Un des derniers volumes est le « Blueprint for a Green Economy ». Sa perspective est de promouvoir une meilleure intégration de l’environnement dans les politiques sectorielles. Cette œuvre influence les politiques standards, l’OCDE et les institutions internationales depuis le milieu des années 2000.

L’émergence de la notion d’économie verte est liée à celle du développement durable. On peut distinguer trois grands moments de cette émergence :

  • le rapport « Limit to Growth » dans les années 1970’,
  • le rapport Brundtland (1987) qui voit l’émergence de la notion de développement durable, puis
  • les rapports des années 2000 sur l’économie verte.

Il y a eu un basculement dans cette dernière période : on est passé de la contradiction entre croissance et l’environnement, à l’environnement comme opportunité pour la croissance.

Typologie des acteurs impliqués dans l’économie verte

Les acteurs de l’économie verte sont actuellement:

  • Les think tanks plus ou moins progressistes
  • Les rapports des institutions internationales
  • Les politiques publiques

Les think tanks

  • Le Green New Deal Group (UK)
  • Le Center for American Progress
  • Le World Resource Institute, etc.

sont des think tanks relativement progressistes basant leurs rapports sur la notion d’économie verte.

  • le German Advisory Council on Global Change, auteur du rapport sur la transition énergétique « World in Transition – A Social Contract for Sustainability ». Une telle transition peut être vue comme donnant l’avantage compétitif à l’Allemagne.


Les rapports des institutions internationales

  • Le rapport Stern sur l’économie du changement climatique (2006) adopte une approche standard pour souligner le surcoût du réchauffement climatique. L’option d’investir 1% par an dans la lutte contre ce réchauffement paraît dès lors économiquement rationnelle.
  • Le rapport TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity), coordonné par Pavan Sukhdev (chef économiste de la Deutsche Bank, d’origine indienne) et présenté à la Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique à Nagoya, suit une logique similaire à celle du rapport Stern, pour examiner la question de la biodiversité. Il semble moins cher de préserver la biodiversité que de la détruire.
  • La Green Economy Initiative PNUE, lancée le 22 octobre 2008, est elle aussi coordonnée par Pavan Sukhdev.

Pour V. Boisvert et J. Foyer, l’économie verte apparaît dans ces rapports comme liés à des politiques de relance des secteurs « verts ». Un des rapports du PNUE identifie les domaines clefs pour l’investissement, et fixe un montant à atteindre de 2% de l’économie mondiale pour les investissements verts.

Le rapport Ocampo de la CNUCED, des, Nations Unies et de l’UNEP «  The Transition to a Green Economy: Benefits, Challenges and Risks from a Sustainable Development Perspective », est un rapport très technocratique. L’économie verte est présentée comme alternative à l’économie basée sur le carbone et les énergies fossiles. Il insiste sur certaines difficultés de mise en œuvre :

  • L’écart Nord/Sud que pourrait créer cette nouvelle économie (proposition de retoucher le cadre international des droits de propriétés intellectuels) ;
  • Le commerce international,
  • Les modes de financement.

Ce rapport semble avoir été influant pour le Draft 0, qui ne contient que 6 articles sur la green economy.

Le premier rapport des Nations Unies et des institutions de Bretton Woods sur l’économie verte « Working towards a balanced and inclusive green economy » de l’Environment Management Group est un document plutôt « mou » type check-list, difficile à saisir.

Les politiques nationales

Trois pays prônent les « investissements verts » : la Chine (plan de relance de 2009), les Etats-Unis (green recovery), la Corée du Sud (green new deal), France. Ceci s’inscrit dans une compétition sur les technologies vertes (Chine – Etats-Unis).

Il faut citer aussi les exercices de prospective sur les ressources naturelles par le secteur bancaire, notamment HSBC.

Cartographie

Voir la carte ci-dessous. Les différents thèmes sont poussés par des coalitions.


Economieverte.png

Références